Combien de caractères dans un SMS ?
Un SMS contient 160 caractères si tous appartiennent à l'alphabet GSM 7 bits, et 70 sinon. Au-delà, le message est découpé en segments de 153 ou 67 caractères, et la plupart des opérateurs et plateformes facturent chaque segment comme un SMS.
Un SMS transporte 140 octets. L'alphabet GSM 7 bits (défini par la norme 3GPP TS 23.038) code chaque caractère sur 7 bits, d'où 160 caractères. Dès qu'un seul caractère n'appartient pas à cet alphabet, tout le message passe en UCS-2, qui utilise 16 bits par caractère : 70 caractères.
| Encodage | SMS unique | Par segment si découpé |
|---|---|---|
| GSM 7 bits | 160 | 153 |
| Unicode (UCS-2) | 70 | 67 |
Un message découpé perd quelques caractères par segment : chaque partie porte un petit en-tête qui permet au téléphone de reconstituer le message.
Les pièges du français
Le français tombe facilement hors de l'alphabet GSM, souvent sans qu'on le voie :
- L'apostrophe typographique ’, celle que Word, macOS et de nombreux claviers de smartphone insèrent automatiquement, n'est pas dans l'alphabet GSM.
j’arrivepasse en Unicode,j'arrive(apostrophe droite) reste en GSM. Un message de 160 caractères contenant une seule apostrophe courbe tient alors en 3 segments au lieu d'un. - Les guillemets français « » et les guillemets anglais “ ” forcent aussi l'Unicode, tout comme le tiret demi-cadratin, les points de suspension en un seul caractère … et les espaces insécables.
- Le ç minuscule n'existe pas dans l'alphabet GSM, qui ne contient que le Ç majuscule.
Bonjour à tous, comment ça va ?part donc en Unicode. Selon le téléphone ou la plateforme d'envoi, ç est remplacé par Ç ou fait basculer le message. - Les autres accents : é, è, à, ù, ì et ò sont dans l'alphabet GSM. ê, â, î, ô, û, ë, ï et œ n'y sont pas : fête, château ou cœur suffisent à passer en Unicode.
- Les caractères d'extension
€ [ ] { } \ ~ ^ |appartiennent à l'alphabet GSM mais occupent deux places chacun. - Les emoji forcent toujours l'Unicode, et la plupart occupent deux unités UCS-2.
Le cadre SMS ci-dessus liste chaque caractère hors alphabet GSM et le surligne dans le texte. Le bouton « Remplacer apostrophes courbes, guillemets, tirets et points de suspension » les remplace par leurs équivalents simples, convertit les espaces insécables et remplace ç par Ç. Les accents comme ê ou â restent à votre main : à vous de juger si le texte reste lisible sans eux.
Bon à savoir
Ce compteur applique l'alphabet GSM par défaut. Certains réseaux et téléphones gèrent des tables nationales (pour l'espagnol, le portugais ou le turc par exemple) qui ajoutent quelques lettres accentuées ; leur prise en charge varie, l'alphabet par défaut est donc l'hypothèse prudente. Les plateformes d'envoi en masse peuvent aussi appliquer leurs propres remplacements avant l'envoi. Retenez le nombre de segments affiché ici pour votre budget.
Ces limites ne concernent pas les messageries (WhatsApp, iMessage, RCS). Pour les réseaux sociaux, voir le compteur X.
Questions fréquentes
Combien de caractères contient un SMS ?
160 caractères avec l'alphabet GSM 7 bits, ou 70 si le message contient un caractère hors de cet alphabet, comme un emoji, une apostrophe courbe ou un ç minuscule.
Pourquoi mon SMS est-il limité à 70 caractères ?
Votre message contient au moins un caractère hors de l'alphabet GSM, ce qui impose l'encodage Unicode. Le cadre SMS indique lequel ; le remplacer suffit souvent à revenir à 160.
Pourquoi les SMS longs sont-ils découpés par 153 caractères ?
Chaque partie d'un SMS long porte un en-tête qui permet au téléphone destinataire de réassembler le message. Il occupe la place de 7 caractères GSM (ou 3 caractères Unicode), il en reste donc 153 ou 67.
Le signe euro compte-t-il pour deux caractères ?
Oui. € fait partie de la table d'extension GSM, comme [ ] { } \ ~ ^ |, et chacun de ces caractères occupe deux des 160 places.
Les accents posent-ils problème dans un SMS ?
Pas tous. é, è, à et ù sont dans l'alphabet GSM ; ê, â, î, ô, û, ç minuscule et œ n'y sont pas et font passer le message en Unicode, donc à 70 caractères.